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Le sommet de Copenhague: Explications

Le sommet de Copenhague était certainement la conférence la plus médiatisée de ces dernières années. Cette conférence s'est tenue du 7 au 18 décembre dernier dans la belle ville de Copenhague, au Danemark.
Le but de cette conférence était de négocier un accord pour le climat qui aurait remplacé le protocole de Kyoto qui prendra fin en 2012.
193 pays ont envoyé des représentants de leur gouvernement à cette conférence mondiale.
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L'avant Copenhague

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Le sommet de Copenhague était prévu de longue date. Une multitude de réunions avaient déjà eu lieu pour préparer le sommet.
Dès mars 2009, des centaines de scientifiques se sont rencontrés pour mettre au point les objectifs à atteindre en matière de réduction des gaz à effet de serre. Du premier au 12 juin 2009, les délégués de 183 pays se sont rencontrés à Bonn (en Allemagne) afin de négocier un texte qui servirait de base aux négociations de Copenhague. A la fin de la réunion de Bonn, le groupe de travail chargé des négociations était loin des objectifs de réduction d'émission fixés par les scientifiques en mars pour éviter les problèmes les plus importants liés au changement climatique.
Ces objectifs étaient de réduire de 25% à 40% les émissions de gaz à effet de serre pour 2050 par rapport à 1990. Deux autres réunions ont eu lieu à Bankok et à Barcelone à partir du 28 septembre et du 2 au 6 novembre 2009. A l'issu de ces réunions, des propositions avaient été mises sur la table par différentes nations. Le tableau ci-dessous reprend les propositions des nations présentes au sommet.

NationsDiminution des GES
(par rapport à 1990)
Afrique du sud -18%
Australie-4% à -24%
Brésil+5% à -1,8%
Canada-3%
Etats-Unis-1,3%
Japon-25%
Nouvelle-Zélande-10% à -20%
Russie-20% à -25%
Union Européenne-20% à -30%

Le déroulement du sommet

Connie Hedegaard, la ministre danoise de l'environnement, fut la présidente du sommet jusqu'au 16 décembre (2 jours avant la fin de la conférence).
Elle a abandonné ses fonctions au moment où les négociations entre les chefs d'Etats et de gouvernements allaient commencer.
Suite à la démission de Connie Hedegaard, certains ont qualifié la conférence de chaotique. Elle a elle même reconnu que la situation était un peu chaotique mais que ce n'est pas pire que d'habitude.

A partir du 16 décembre, plusieurs sources prévoyaient un échec du sommet suite aux retards pris lors des négociations. Les négociateurs ont parlé d'atteindre, au mieux, un accord politique faible qui ne donnerait aucune voie précise dans la lutte contre le réchauffement. Le dernier jour de la conférence, la situation était classifiée de confuse et de désespérée. Un projet d'accord politique imaginé par le Danemark, les Etats-Unis et l'Australie a été rejeté durant la nuit.

Le dernier soir

Le sommet se terminait initialement le 18 décembre à 18h mais s'est prolongé dans la soirée. Au fur et à mesure des négociations, les représentants s'en allaient.
Dès 21h30, une délégation de représentants européens se sont réunis pour tenter de trouver un accord minimal. On y comptait Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Friedrik Reinfeld et José Manuel Barrosso. Barack Obama s'est joint à eux pour tenter de trouver une issue aux discussions sur le climat. L'unanimité des pays présents était nécessaire pour la publication du texte de l'accord final.
Ce texte se limitait à des intentions peu ambitieuses et peu précises. Ce texte a même été décrit comme «un texte pour faire bien devant les caméras» pour ne pas montrer clairement l'échec des négociations.

L'accord

Les négociations de 26 pays ont conduites à une déclaration qualifiée d'accord. Cette déclaration de seulement trois pages ne comprend pas d'objectifs contraignants pour les pays émergeant mais indique que la hausse de la température doit se limiter à 2°C d'ici à 2050. Du coté financier, l'Union Européenne, le Japon et les Etats-Unis ont promis d'aider les pays émergeant à limiter leurs émissions de gaz à effets de serre avec chacun un financement s'élevant à plus de 7 milliards d'euros par an jusque 2012. Pour 2020, l'accord vise un financement de plus de 70 milliards d'euros par an pour les pays en développement. L'accord ne stipule cependant pas de diminution d'émission de gaz à effet de serre. D'après Nicolas Sarkozy, «tout le monde a accepté de donner par écrit les chiffres précis de ses réductions d'émissions d'ici à 2015». Une annexe à l'accord sera publiée en janvier 2010 et présentera ces chiffres clairement.

Sujet à suivre donc...